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mercredi 26 mars 2014

CERTIFICATION DE QUALIFICATION PROFESSIONNELLE "SALARIE POLYVALENT" : UN ATOUT MAJEUR à BELL'OCCAS

AUVILLERS-LES-FORGES


L’association Bell’Occas est un des tous premiers chantiers d’insertion de France à avoir mis en place un nouveau dispositif mettant en valeur la formation en situation de travail auprès de ses salariés.
Installée sur plusieurs sites avec deux ressourceries une à Auvillers les Forges et l’autre à Rethel, une scierie à Signy le petit, un magasin à Charleville Mézières et une activité maraîchère à Eteignières, l’association Bell’Occas accompagne de­puis 1996 des personnes souhaitant accéder au marché de l’emploi. Pour aller encore plus loin dans l’accompagnement de ce public qui cherche à rebondir dans l’emploi traditionnel. « L’équipe de Bell’Occas propose à ses salariés de suivre une formation leur permettant d’obtenir un C.Q.P. (certificat de qualification pro­fessionnelle “Salarié Polyva­lent”) afin d’acquérir un ‘diplôme’ de niveau 5.
Ce certificat n’existe que de­puis quelques mois. Il est le fruit d’une longue réflexion menée conjointement par les acteurs de l’insertion et les em­ployeurs (voir cadre ci-contre : Chantier Ecole) » précise Christophe FELZINE, Directeur de Bell’Occas.

Ce Jeudi 20 Mars, un premier jury s’est déplacé à Auvillers-les-Forges : « Tous les salariés de Bell’Occas développent des comportements et des compétences transversales en se formant sur leur  lieu de travail »  précise Sylvain LINDEMAN, Responsa­ble de la formation C.Q.P. à Bell’Occas.

La question de l’intérêt d’obtenir ce certificat s’est posée à ces salariés. A l’heure du passage devant le jury, la question ne se pose plus car tous y trouvent un intérêt.
“Le C.Q.P est un atout  majeur et supplémentaire dans l’employabilité de nos salariés et représentatif de notre volonté d’efficacité et d’engagement auprès des entreprises” précise Elvira Viot, Responsable du pôle Formation.

La préparation de l’épreuve a demandé plusieurs mois et a néces­sité un travail en profondeur de la part des candi­dats : réalisation d’un dossier preuve complet sur leurs activités, dé­monstrations pratiques en atelier et un examen oral devant les membres du Jury.

Les épreuves se sont déroulées durant une journée. David HORIOT, mandataire de l’association Chantier Ecole, et Nathalie DEROSES, directrice d’agence pour l’emploi à Charleville Mézières, compo­saient ce jury. « On ne cherche pas à coincer les candidats, insiste David HORIOT. On cherche juste à vérifier leurs compétences ».

Actuellement, Bell’Occas ac­cueille une cinquantaine de personnes en insertion sur ses  sites. 

Ce sont aujourd’hui cinq salariés du chantier d’insertion qui ont été présentés aux épreuves et qui ont décroché la cer­tification de qualification pro­fessionnelle.  Tous ont reçu les félicitations du Jury :
Mélanie BURIDANT (Rocroi), Fabien LEVEQUE (Revin), Valérie VERSTRAETEN (Eteignières),  Christine DELAMARRE (La Férée), Martine LANGUERAND (Renwez).  

L’expérience étant concluante, il est prévu qu’un jury se rende très prochainement au sein de la structure pour de nouvelles épreuves et de nouveaux candidats !

Un diplôme porté par l’Association Nationale des Chantiers Ecoles

C’est l’Association nationale des chantiers écoles qui est à l’initiative de ce diplôme, le certificat de qualification professionnelle "salarié polyvalent". « Les personnes qui passaient par un chantier en repartaient sans rien, rappelle Philippe LOUVEAU, délégué national de l’association. Il n’y avait pas de diplôme qui récompensait toutes les compéten­ces qu’elles peuvent acquérir en passant par des chantiers d’insertion ».

Le principe du CQP existe dans beaucoup de do­maines déjà. Dès 2006, les chantiers d’insertion se sont réunis en syndicat. Il regroupe aujourd’hui 650 structures qui accueillent chaque année envi­ron 30 000 salariés.

Très vite, les acteurs de l’insertion mesurent l’intérêt de créer un titre professionnel qui valorise les acquis en termes de compétences clés. Les premiè­res réflexions débutent fin 2011. Les premières va­lidations ont eu lieu en février 2013.

« L’intérêt de celui-ci, le CQP "salarié polyvalent", c’est qu’il a été créé par les employeurs potentiels et par le syndicat des chantiers d’insertion », souli­gne Philippe LOUVEAU.

Le diplôme n’est pas encore reconnu par l’Education nationale, ce qui ne saurait tarder. Mais, plus important, il l’est déjà par les employeurs : « Nous avons travaillé en partenariat avec l’UIMM. On manque de bras dans l’industrie. Les employeurs sont très intéressés par un certificat comme le C.Q.P.; Les filières traditionnelles ne suffisent pas. Dans les rangs de l’UIMM, on trouve de nombreu­ses PME et PMI locales qui ont du mal à recru­ter ».

Un des thèmes majeurs abordés dans ce CQP est le domaine de la sécurité au travail : « C’est très de­mandé par les employeurs. Ils cherchent des gens qui possèdent des compétences transversa­les, qui ont une bonne maîtrise des procédures ». Au niveau national, près de 3 000 à 4 000 sala­riés pourraient valider leur par­cours en insertion avec ce certi­ficat.

Mélanie Buridant a décroché les félicitations du jury

« Ce diplôme va changer les choses pour moi» 

« Il y aura 2 ans le 31 Mars que je travaille à Bell’Occas », ex­plique Mélanie BURIDANT, une jeune salariée en insertion de la ressourcerie d’Auvillers-les-Forges. Parmi les premiers volontaires, elle s’est laissée tenter par cette expérience. Inscrite rapidement dans un petit groupe de dix personnes, elle a réussi à se démarquer et a pu bénéficier d’un accompagne­ment solide. « On a beaucoup travaillé sur le dossier », reconnaît Mélanie.

Une formation en salle et en petit groupe, avec un contenu pédago­gique bien cadré, a permis aux can­didats de dépasser leur crainte ini­tiale pour rédiger le dossier preuve qui est présenté au jury : « Ça m’a permis d’apprendre à expliquer les pro­cédures qu’on suit quand on tra­vaille dans le magasin vente et comment expliquer les choses précise la jeune femme ».

Lors d’un stage, en qualité d’employée commerciale au sein d’un magasin de prêt à porter, Mélanie a su mettre en valeur ses compétences. Sa tutrice commente «Mélanie est une personne très sérieuse, elle a adopté rapidement un comportement professionnel vis à vis des clients et du magasin ».

Son horizon professionnel s’élargi dorénavant : «   Je n’oublierai jamais mon passage à Bell’Occas, grâce à mon travail et  l’équipe d’encadrement, j’ai obtenu mon C.Q.P., ça va m’aider à trouver un travail » nous dit aussi Mélanie.

A l’issue du C.Q.P. les portes s’ouvrent, la réussite est au rendez-vous. Bon courage aux diplômés dans la poursuite de leur parcours professionnel.

 

 

 


 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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